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Actus - RH, Social, RSE









L'innovation sociale qui a du sens.

"Innover, c'est toujours s'appuyer sur les fondamentaux en allant à l'essentiel
de toute chose, mais en tenant compte des mutations structurelles du moment."

Sandrine Pilon



Edito

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L’entreprise du futur change de paradigme

Inverser les processus de régulation par des processus de développement durable.
Gestion de crise, mise en conformité, régulation des risques psychosociaux etc. une logique qui coûte très cher à l'entreprise et qui rapporte peu car elle ne prend pas les dysfonctionnements et les problématiques émergés à la racine du mal.
Pourquoi? Une erreur d'aiguillage dans les priorités ? Certainement !

Les mutations profondes que nous vivons actuellement à grande vitesse et qui touchent aux structures, font que nous naviguons à vue en eaux troubles rendant difficile une lecture fine et objective des évènements et des tendances.

Nous sommes aujourd'hui prisonniers d'une logique financière et de conquête de parts de marchés qui met à mal l'environnement, l'être humain, et fait planer une menace sur le développement des entreprises.

Une logique de développement durable va dans le sens naturel de la vie (respect de la valeur humaine, préservation de la biodiversité).
Rappelons que 40% du PIB est réalisé grâce à la biodiversité, et qu'elle se trouve fortement menacée à cause de la manière dont nous menons nos activités économiques.
S'inscrire dans cette logique de développement durable met automatiquement en conformité avec la réglementation, régule naturellement les problèmes, et permet en sus de mettre en action un ensemble d'intelligences collectives mobilisées dans un même projet, avec fluidité, gain de temps et durabilité, et surtout, valeur ajoutée supplémentaire à la clé.

Le pouvoir de transformation réside dans cette logique, qui demande simplement de faire pivoter notre vision sans engager de moyens et coûts supplémentaires, si ce n'est pour la mettre en place.


La richesse d'une entreprise ne réside pas véritablement dans ses résultats mais plutôt dans tout ce qui y participe, ses moyens, les Ressources Humaines y compris.
Les résultats que nous obtenons dépendent de la manière dont tout ce que nous avons mis en oeuvre l'a été pour y arriver.
En conséquence, il est aussi important de qualifier nos objectifs que de qualifier la façon dont nous allons les atteindre. On ne réalise pas un produit performant avec des outils défectueux.
Il est donc impératif de se positionner dans une utilisation consciente de nos moyens, en revalorisant _par exemple_ le potentiel RH.

Si l'entreprise ne reconnaît pas son potentiel RH, elle sera en incapacité de le valoriser au sein de son organisation, et tout autant dans ses résultats.


La performance globale requiert toutes les intelligences, définitivement.
Manager avec la tête et avec le coeur

Pour résoudre une équation il suffit de réfléchir, mais résoudre un conflit nécessite de mettre en oeuvre une intelligence émotionnelle et relationnelle.
La valeur de cette dernière est certes difficile à mesurer par les voies cartésiennes, mais justement quelle valeur lui accorde-t-on ?

L'hyper rationalisation nous éloigne du subjectif, du coeur, de l'intelligence globale, de la richesse des relations etc. N'oublions pas que chacun de ces éléments détient sa part de vérité et de valeur. Les ignorer revient à s'éloigner de notre propre réalité.

Dans le même ordre d'idées, nous sommes capables de mesurer la Valeur Ajoutée comme indicateur financier pour une entreprise, mais avons-nous pris en compte la valeur ajoutée au sens plus large lorsqu'elle est engendrée par des équipes engagées, motivées, et qui adhèrent à ce qu'elles font ?


L'entreprise du futur reconfigure ses ancrages et ses finalités
Une entreprise, qu'elle soit portée par une multitude d'actionnaires ou par un seul homme, ne peut plus désormais inscrire exclusivement sa finalité dans une visée économico-financière.

Un certain nombre d'entreprises l'ont déjà compris aujourd'hui, et cette nouvelle donne deviendra incontournable pour demain car une évolution des consciences ne permettra plus de s'égarer comme nous l'avons fait dans le passé.

Une entreprise définira toujours la légitimité de son existence de par son objet. Elle a pour vocation bien entendu d'être rentable et de se développer, mais doit maintenant inscrire son activité dans la continuité de la vie, non dans une vision bipolaire (profits-pertes, croissance-decroissance, dominant-dominé) mais plurielle; elle se doit d'être attentive et bienveillante envers l'ensemble des parties prenantes, envers la biodiversit, l'environnement et les générations futures.

Sans cette conscience, l'entreprise se sclérose, se désincarne, perd du poids de son identité, et ce qu’elle obtient, l’obtient en force.

Ses ancrages résident également dans ses valeurs sur lesquelles elle restera toujours centrée comme un référent, tel un diapason. Des valeurs de partage, de loyauté, de respect, d'intégrité, qui donnent de la profondeur à sa réalité.

Si nous regardons les édifices qui traversent avantageusement les siècles, nous pouvons constater que les plans avec lesquels ils ont été conçus, l'ont été avec une intelligence globale qui tient compte à la fois de l’orientation, de la nature du sol, du climat, des matériaux etc.. Ces constructions ont par ailleurs été bâties sur des fondations solides dont l'érosion du temps et des climats n'ont pu avoir raison, et enfin ont été érigées à l’aide de pierres de taille.
Ramenons cette image à la finalité, les valeurs et les moyens dont une entreprise se dote et qui lui permettront de durer dans le temps ou non.
Sandrine PILON